Les tests express de ce début d’année 2026 commencent fort : entre barbare masochiste, robot à tête de poisson et chaton en armure, le monde du jeu vidéo prouve qu’il peut être aussi cruel qu’absurde. Certains titres vous feront maudire votre manette jusqu’au sang, d’autres vous feront éclater de rire… parfois aux dépens de votre dignité.
Ici, le hardcore se mêle au kawaii, le rétro à l’extravagant, et même les quêtes d’amour peuvent passer par les intestins. Il y a des épées qui frappent avec précision, et des chevaliers qui vous font regretter d’avoir appuyé sur « Start ».
Dans ces Tests Express, je vous guide à travers ce chaos maîtrisé et ce délire assumé, pour repérer la pépite, esquiver le massacre et, surtout, ne pas perdre votre souffle (ni votre sens de l’humour).
Beholgar : La barbarie jusqu’à l’os… et jusqu’à l’écœurement

| PC / Playstation 4 / Xbox One & Series / Nintendo Switch | Action / Plateforme |
Beholgar s’inscrit dans la droite lignée des action-platformers old-school, avec une esthétique NES assumée et une ambiance heroic-fantasy brutale. Le titre évoque autant Castlevania que les films de barbares des années 80, de Conan à Kalidor. Sur le papier, la promesse est alléchante. Manette en main, l’expérience se révèle autrement plus rude… parfois à ses propres dépens.
J’aime
• Une direction artistique réussie, dans un style NES très évocateur
• Une ambiance heroic-fantasy sombre et musclée, hommage assumé aux films de barbares
• Des musiques variées et inspirées, parfaitement en phase avec l’univers
• Une identité visuelle cohérente et immédiatement reconnaissable
Je décroche
• Une difficulté totalement démesurée, frôlant l’absurde
• Un jeu ultra punitif : la moindre erreur se paie cash
• Des checkpoints beaucoup trop rares au vu de l’exigence
• Un personnage lourd et lent, manquant cruellement de nervosité
• De nombreuses phases de plateforme à l’aveugle, souvent injustes
• Peu d’armes disponibles, chères et nécessitant un farming fastidieux
• Des ennemis parfois trop nombreux, parfois bugués
• Un scénario anecdotique au possible : un barbare, un sorcier, point final
• Des niveaux faussement labyrinthiques, sans secrets ni réelle exploration
Verdict
Beholgar possède une vraie personnalité visuelle et sonore, mais il confond trop souvent exigence et acharnement. Sa difficulté mal équilibrée, son gameplay rigide et son manque de variété finissent par étouffer ce qui aurait pu être un hommage solide au rétro hardcore. Un jeu destiné à une niche très précise de joueurs masochistes.
Note : 4,5/10 – Une épée bien affûtée, mais maniée sans finesse.
Feudal Alloy : Un poisson dans l’huile… mais parfois à court de souffle

| PC / Playstation 4 / Xbox One / Nintendo Switch | Metroidvania |
Feudal Alloy attire immédiatement l’œil avec sa direction artistique éclatante et son concept pour le moins atypique : un petit robot à tête d’aquarium, protecteur de ses congénères retraités, embarqué malgré lui dans une quête de vengeance et de survie. Derrière ce vernis original se cache un metroidvania très classique, parfois inspiré… parfois frustrant.
J’aime
• Une direction artistique cartoon superbe, colorée et immédiatement séduisante
• Un univers original et attachant, porté par un concept scénaristique inattendu
• Une structure metroidvania classique mais efficace (exploration, combats, pouvoirs)
• Une ambiance musicale médiévale réussie, qui renforce l’identité du jeu
• Un monde cohérent et agréable à parcourir
Je décroche
• De très nombreux crashs sur Nintendo Switch, nuisant gravement à l’expérience
• Une difficulté en dents de scie, mal équilibrée sur l’ensemble du jeu
• La mécanique de surchauffe du robot, originale mais rapidement pénible
• Des hitbox imprécises et parfois totalement aléatoires
• Une progression laborieuse, rendant impossible le remplissage complet de l’arbre de compétences
• Une gestion d’inventaire archaïque : impossible de vendre les équipements inutiles
Verdict
Feudal Alloy est un metroidvania charmant, visuellement marquant et porté par une idée forte. Mais ses problèmes techniques, son équilibrage bancal et certaines mécaniques mal exploitées finissent par freiner l’enthousiasme. Une aventure attachante, mais qui manque clairement de polish pour s’imposer comme une référence du genre.
Note : 5/10 – Un concept brillant, mais une exécution qui surchauffe trop souvent.
Gato Roboto : Mignon… mais pas de tout repos

| PC / Nintendo Switch | Metroidvania |
Gato Roboto mise sur l’originalité pour séduire le joueur : vous incarnez Kiki, un chaton mignon propulsé dans une armure robotique, parti à la recherche de son maître perdu sur une planète hostile. Derrière ce scénario complètement fou se cache un metroidvania simple mais remarquablement efficace, à la fois nerveux et plaisant à parcourir.
J’aime
• Un scénario original et totalement déjanté : un chaton en armure…. peut-on résister ?
• Un metroidvania simple, mais parfaitement exécuté et fluide
• Un gameplay nerveux et efficace, qui récompense la précision
• Des graphismes monochromes d’une grande beauté, très lisibles
• La mignonerie irrésistible de Kiki, héroïne du titre
• De nombreux secrets à découvrir (zones cachées, objets, raccourcis…)
Je décroche
• Une ambiance musicale plutôt fade, qui ne marque pas
• Une durée de vie relativement courte : 5h pour la fin, 8h pour le 100 %
• Une difficulté parfois trop relevée pour les néophytes du genre
• Des contrôles pas toujours parfaitement réactifs et équilibrés
Verdict
Gato Roboto est un metroidvania charmant et bien pensé, qui mise autant sur son gameplay que sur son univers fou et attachant. Court mais intense, il ravira les amateurs de challenges raisonnables et de chatons en armure… mais pourra frustrer les joueurs les moins expérimentés.
Note : 8/10 – Un chat en armure qui sait donner des coups… et du sourire.
Goblin Sword : Une lame simple, mais étonnamment affûtée

| Nintendo Switch / iOS / Android | Action / Plateforme |
Goblin Sword ne cherche pas à révolutionner le jeu de plateforme 2D, mais à en distiller l’essence la plus pure. Derrière ses graphismes en pixel art très soignés se cache un savant mélange de plateforme, d’exploration et de mécaniques RPG, pensé pour offrir une progression fluide, généreuse et gratifiante. Une aventure modeste, mais étonnamment riche.
J’aime
• Un pixel art de très belle facture, lisible et plein de charme
• Un mélange réussi entre plateforme 2D, exploration et éléments RPG
• Une centaine de niveaux variés et une dizaine de boss bien conçus
• De nombreux secrets à découvrir pour les joueurs curieux
• Une difficulté progressive, globalement bien dosée
• Une grande variété d’équipements aux effets réellement différents
• Plusieurs fins selon le niveau de complétion
• Des défis post-game qui prolongent intelligemment l’expérience
• Une bande-son correcte et cohérente avec l’ambiance
Je décroche
• Des secrets parfois trop obscurs sans guide
• Une « bonne fin » difficile à obtenir sans aide extérieure
• Un scénario très basique, sans réelle surprise
Verdict
Goblin Sword est un jeu modeste dans ses ambitions, mais généreux dans son contenu et sa proposition ludique. S’il n’invente rien, il maîtrise parfaitement ses fondamentaux et offre une aventure solide, plaisante et addictive pour les amateurs de plateforme 2D et de rétro. Une petite pépite discrète, forgée avec soin.
Note : 9/10 – Une épée sans fioritures, mais diablement efficace.
Horned Knight : Un chevalier sans éclat, ni panache

| PC / Playstation 4 & 5 / Xbox One & Series / Nintendo Switch | Action / Plateforme |
Horned Knight se présente comme un action-platformer rétro à l’ancienne, misant sur une prise en main immédiate et une difficulté assumée. Malheureusement, derrière ses contrôles accessibles se cache une expérience terriblement convenue, qui peine à justifier son exigence et son manque criant de personnalité.
J’aime
• Des contrôles simples et immédiatement compréhensibles (épée, dash, saut)
• Une ambiance musicale correcte, sans être mémorable
• Une prise en main rapide, accessible dès les premières minutes
Je décroche
• Un action-platformer sans la moindre originalité
• Des graphismes 2D datés, évoquant un mauvais jeu Flash
• Un scénario inexistant
• Une absence totale de variété dans les décors : l’intégralité du jeu se déroule dans un château
• Un bestiaire très limité et rapidement redondant
• Des combats de boss peu inspirés, peu marquants et frustrants
• Des pièges peu visibles, confondus avec le décor
• Une trentaine de niveaux qui finissent tous par se ressembler
• Une difficulté excessivement élevée, même en mode normal
Verdict
Horned Knight possède une base de gameplay intéressante, mais il échoue à construire quoi que ce soit autour. Entre son manque d’identité, sa direction artistique sans âme et une difficulté artificielle, le titre peine à convaincre autrement que par son exigence brute. Un jeu qui confond encore une fois difficulté et plaisir.
Note : 3/10 – Un chevalier lourdement armé… mais cruellement vide.
Odallus : Un hommage 8-bit d’une maîtrise exemplaire

| PC / Nintendo Switch / PlayStation 4 / Xbox One | Action / Plateforme |
Odallus: The Dark Call est une lettre d’amour assumée au Castlevania de l’ère NES, tant dans son esthétique 8-bit que dans son approche old-school du jeu d’action. Mais loin de se contenter de copier son illustre modèle, le titre parvient à imposer une identité sombre, adulte et remarquablement maîtrisée. Une plongée brutale et passionnante dans une dark fantasy rétro comme on en voit trop peu.
J’aime
• Une direction artistique 8-bit somptueuse, hommage appuyé à Castlevania sur NES
• Une bande-son prenante, parfaitement accordée à l’ambiance dark fantasy
• Un scénario simple mais étonnamment mature pour le genre
• Un gameplay classique exécuté avec une précision chirurgicale
• Une difficulté exigeante mais juste, qui récompense l’apprentissage des patterns
• Une maniabilité fluide et extrêmement réactive
• La présence d’un filtre CRT pour une immersion rétro totale
• Huit mondes aux biomes variés et inspirés
• De nombreux secrets et chemins alternatifs à découvrir
• Des options de personnalisation bienvenues
• La possibilité de revisiter les niveaux avec de nouvelles compétences
Je décroche
• Une absence de traduction française
• Quelques ralentissements occasionnels, nuisant au rythme de l’action
Verdict
Odallus: The Dark Call est un modèle du genre. Exigeant, sombre et d’une précision exemplaire, il prouve qu’un gameplay classique, lorsqu’il est parfaitement exécuté, peut encore offrir une expérience intense et mémorable. Un indispensable pour les amateurs de rétro et d’action-platformer exigeant.
Note : 9,5/10 – Un rituel rétro magistral, à ne surtout pas manquer.
Sigi – A Fart for Melusina : Quand l’amour passe par les intestins

| PC / Xbox One / PlayStation 4 / Playstation Vita / Nintendo Switch | Action / Plateforme |
Sigi – A Fart for Melusina ne cherche jamais à se prendre au sérieux. Porté par un humour volontairement potache et un scénario totalement absurde, le jeu raconte la quête improbable d’un chevalier flatulent prêt à tout pour retrouver la sirène dont il est épris, quitte à s’arrêter dans chaque friterie croisée en chemin. Un concept aussi stupide qu’assumé, qui cache pourtant un action-platformer étonnamment bien maîtrisé.
J’aime
• Un scénario volontairement idiot mais sincèrement drôle
• Une direction artistique 2D charmante, avec des animations façon dessin animé
• Un gameplay simple et efficace, parfaitement lisible
• Une jouabilité exemplaire : fluide, précise, sans accroc
• Une bande-son entraînante, discrète mais bien adaptée
• Une difficulté progressive, accessible et jamais frustrante
Je décroche
• Une durée de vie extrêmement courte (1h à 1h30 pour le 100 %)
• Un manque flagrant de variété dans les environnements
• Un humour pipi/caca qui ne plaira pas à tout le monde
Verdict
Sigi – A Fart for Melusina est une petite récréation ludique, drôle et techniquement irréprochable, mais trop courte pour vraiment marquer les esprits. Un jeu léger, à consommer comme un amuse-bouche vidéoludique : sympathique, bien exécuté… mais vite digéré.
Note : 7/10 – Un pet d’amour bien animé, mais un peu trop éphémère.
Wife Quest : Une quête de l’amour… complètement déjantée

| PC / Playstation 4 & 5 / Xbox One & Series / Nintendo Switch | Action / Plateforme |
Wife Quest joue à fond la carte de l’absurde et de l’extravagant. On y incarne une guerrière déterminée à retrouver son mari kidnappé par une elfe lubrique, dans un scénario volontairement farfelu et truffé de dialogues hallucinés. L’idée est originale et le ton décalé, mais derrière cette folie se cache un gameplay souvent frustrant et mal calibré.
J’aime
• Un scénario original, totalement loufoque et assumé
• Des phases de dialogues délirantes, en parfaite adéquation avec l’univers
• Des animations jolies et fluides
• De nombreux contenus bonus (trophées, galeries, jukebox, costumes…)
• Un univers déjanté qui ne se prend jamais au sérieux
Je décroche
• Des graphismes colorés mais pas franchement réussis
• Un gameplay basé sur l’attaque et la défense frustrant et imprécis
• Des sauts trop puissants et difficiles à contrôler
• Une bande-son banale et parfois agaçante
• Six niveaux mal équilibrés, avec une difficulté incohérente et une progression illogique
• Des boss dont les points faibles sont peu clairs
• Des temps de chargement trop longs entre animations et menus/niveaux
Verdict
Wife Quest est un jeu farfelu et ambitieux dans son délire narratif, mais qui pêche sur le plan du gameplay et de l’équilibrage. L’univers et l’humour sauvent l’expérience, mais il faudra accepter une dose de frustration pour apprécier pleinement cette aventure déjantée.
Note : 3,5/10 – Un délire narratif intéressant, mais un gameplay qui tire trop sur la corde.
En conclusion…
Les tests express de janvier 2026 ne font pas dans la demi-mesure. Ici, on tombe, on rage, on rit, on crie… et parfois tout ça en même temps. On affronte des barbares masochistes, on pilote des chatons en armure, on sauve des robots retraités, et on se prend à aimer des jeux qui semblent n’avoir ni queue ni tête. Chaque titre est un petit univers à part entière : certains vous broient sous leur difficulté, d’autres caressent votre cœur avec un humour absurde ou un pixel art qui charme instantanément. Et au milieu de ce bordel délicieux, on retrouve l’essence même du jeu vidéo : l’inattendu, le fou, le cruel, le drôle. Ce mois de janvier ne vous épargne rien, mais c’est exactement ce qu’on lui demande.



